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  • Le carnaval à Sucre

    par Aurore, Bolivie, Amérique

    ou comment éviter la place centrale pendant une semaine

    En Bolivie, le carnaval est une des fêtes les plus populaires et c’est encore une occasion de célébrer dans la rue. Le carnaval d’Oruro est le deuxième plus grand après Rio. Mais je suis restée à Sucre pour cette fête. A Sucre les dates du carnaval étaient lundi 16 et mardi 17 février. Mais déjà une semaine avant, l’impatience était palpable, les enfants jouaient, lançaient des ballons de baudruche remplis d’eau (ou de mousse si vous n’avez pas de chance). En vivant en Bolivie, on se rend vite compte que les Boliviens feraient tout pour ne pas travailler. Loin de moi de dire du mal de mon pays d’accueil, c’est juste pour dire que les jours fériés sont assez nombreux en Bolivie.

     

    Preuve en est, le vendredi 13 février était férié, tout comme le lundi et le mardi. Ce qui signifie que pendant 5 jours, les habitants de Sucre font la fête, de 14h (voire 12h) à  minuit (voire 1h du matin). Vendredi à 18h45 je suis sortie pour le traditionnel film du vendredi à l’Alliance française. En fermant la porte j’ai été accueillie par les « bandas », les orchestres, les danseurs et danseuses, les gamins et leurs ballons. D’ailleurs sur le chemin je me suis pris un ballon rempli de mousse sur les cheveux et un peu d’eau. Néanmoins j’ai été chanceuse comparé aux gens qui reçoivent des ballons d’eau en pleine figure, dans le dos….

     Jeudi déjà à la bibliothèque où j’effectue mon stage les gamins étaient trempés… 15 enfants mouillés comme après une douche. Certains en tremblaient tellement ils étaient rincés.

    Ce qui me fait penser que le jeudi précédent le carnaval, les femmes défilent dans la rue et dansent puis passent la nuit dans des boites, des fêtes avec des stripteaseurs…. Mais Andréa m’a quand même dit que c’était une des nuits les plus dangereuses de l’année car tout le monde est bourré et les hommes cherchent une conquête pour la nuit…. Cette célébration se nomme comadres. Le jeudi encore avant c’est copadres. Durant ces deux fêtes et pendant le carnaval, le plat traditionnel c’est un sandwich d’avocat, tomate, oignon.

     

    Bon concrètement, on est mardi, ça fait 3 jours que je ne sors pas ou juste le matin, quand il n’y a encore personne dans les rues. Alors aujourd’hui, dernier jour du carnaval, j’ai bravé les ballons d’eau (et les seaux !) pour tenter de prendre des photos et faire un tour dans les rues avec mon amie Pauline. Elle revenait d’Oruro et m’a dit que là bas : danseurs, défilés, alcool (du leche de tigre, no mas. Un alcool qui ressemble à la pina colada selon ses dires) mais PAS de ballons !

    Je vous fais le topo, on habite tous les deux dans la même rue, entre la place principale et le cimetière, en gros, dans LA rue où tous les gens défilent et lancent de l’eau tout le temps.

    Elle habite un peu plus haut, à deux pas de la place, donc déjà il fallait que je monte la moitié de la rue…. Bingo, un ballon dans le cou. J’ai évité la mousse de peu. En redescendant vers le cimetière, on s’en prend plusieurs et on voit des gens lancer des SEAUX d’eau du haut des toits (comme ça, on est tranquille). Je comprends pourquoi la rue sur les 30 mètres devant chez moi est trempée comme s’il avait plu. Du coup, trempées, pleines de mousse, on a décidé de rentrer chez moi, après avoir parcouru 300 mètres au max.

     Vous vous en doutez, pas de photo. Je n’avais pas trop envie de sortir mon portable de peur qu’il prenne l’eau. Parce qu’ici, il n’y a AUCUNE pitié !

     En vrai, photo post carnaval de moi en manteau, un peu mouillée (moins que Pauline) et couverte de mousse (heureusement j’avais mis ma capuche, sinon je n’imagine pas les dégats).