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  • Périple dans la province de Québec épisode 1

    par Lauriane, Canada, Amérique

    Départ et début du voyage en Chiens de traïneau

    Périple dans la province de Québec

    Départ

    Sitôt fini les cours le jeudi après-midi, on a été faire nos valises pour le grand départ : une dizaine de jours à visiter la province « française » du Canada. En effet, le Canada est constitué de 10 provinces et 3 territoires tous à majorité anglophone excepté le Québec qui compte environ 80% de francophones. Donc départ à minuit le 5 décembre 2014, on a pris le Mégabus avec  5amies françaises : Juliette, Noémie, Marion, Diane et Alina. Arrivées sur Montréal à 6h30 le matin après une nuit un peu compliquée à essayer de dormir dans le bus : assisses.  Puis, on a loué une voiture, Juju fut notre conductrice hors pair car elle a affronté une tempête de neige aux abords de Montréal lors de notre retour ! Enfin, direction le Grand Nord, 260 Kms pour rejoindre Québec city où  l’on a passé l’après-midi dans le joli centre-ville en hauteur avec une vue splendide sur le fleuve du Saint-Laurent et ses nombreux morceaux de glace : comme je le suppose est la banquise ! Le château Frontenac surplombe l’une des villes les plus anciennes. Cette ville d’environ 500 000 habitants a été fondée en 1608 par le géographe de la cour du roi Henri IV, Samuel de Champlain qui va notamment y développer le commerce de fourrure ! D’ailleurs, l’une des pâtisseries d’ici s’appelle « la queue de castor » ! On peut d’ailleurs voir des ressemblances avec Saint-Malo ici !! Puis il fait déjà nuit quand nous rejoignons notre hôtel « Château Henry IV » ! Le lendemain direction la POURVOIRIE D’AAQUAM à Saint-Just de Bretenières, soit à une heure et demie de Québec city.

    Chiens de traîneaux

    La pourvoirie signifie un établissement qui offre les services et installations nécessaires pour la pratique de la chasse, de la pêche, du trappage et bien entendu pour la pratique du chiens de traîneaux ou autres sports d’hiver. Arrivées là-bas, la première chose à faire est la vérification par les guides de notre équipement car à -15 voire -20 degrés en plein vent (avec la vitesse du traîneau)on ne lésine pas sur le nombre de couches : environ 4 à 5 couches en haut comme en bas, 3 paires de chaussettes, double paire de gants… Puis, on s’est dirigées vers notre attelage, nous arrivons dans un chenil (c’est-à-dire les chiens sont tous attachés autour de leur niche : un tonneau en extérieur car ces chiens sont bien entre -5 et -20 degrés. (Ils ont donc trop chaud au-dessus de 0 degrés et froid en dessous de 30 degrés !). Les 76 chiens du refuge nous ont accueillis avec des hurlements. Après les conseils avisés et la répartition des traîneaux, suivant notre corpulence et notre taille, le guide nous laissait ou non prendre les rênes des traîneaux en premier (dans la seconde partie du trajet, les chiens sont souvent plus fatigués et donc plus facile à faire ralentir). On a alors dû aller chercher les chiens de leur niche au traîneau en les tenant sur leurs deux pattes arrière pour ne pas qu’ils s’enfuient car lorsqu’ils comprennent qu’ils partent en balade, ils sont vraiment très excités ! Une fois tous les chiens installés, les 6 traîneaux (de 6 à 9 chiens par traîneau) se sont élancés. J’ai donc conduit le mien avec comme passagère une de mes amies : Alina. Nous étions le troisième. Dès le début l’aventure commence avec les chiens du traîneau derrière moi qui rattrapent les miens et s’emmêlent. Première difficulté comment stopper son traineau pour  démêler les cordes : impossible car le frein ne sert à rien si l’on ne crie pas en même temps pour les arrêter, et si ils ont décidé qu’ils ne s’arrêteraient pas alors on ne peut rien faire. De plus, le « musher » ou conducteur de traîneau ne peut pas descendre de son traîneau car il fait contrepoids pour les freiner sinon le traîneau part tout seul avec la passagère qui assise ne peut pas contrôler le traîneau.  J’ai donc failli écraser un chien qui du traîneau de derrière qui avait sa corde coincée sous mon traîneau, enfin finalement par chance les miens accélèrent et mon traîneau passe sur leurs cordes sans problème. Quelques minutes à peine et c’est le traîneau devant moi qui a failli se renverser : les chiens de Juliette sont partis sur la gauche pendant que son traîneau partait à droite et s’est pris le rebord donc il a failli se retourner mais elle a réussi à le redresser : en perdant sa couverture (servant  réchauffer les passagers) que nous avons réussi à récupérer  en ralentissant les chiens (car toujours aussi difficile de ralentir un traîneau et impossible de le guider niveau direction).